Une fois que je quitte l'école de mon fils, au cours du chemin, je tente de faire le vide dans ma tête, de penser à autres choses que le travail pour éviter de me mettre la pression.
A peine arrivée, comme souvent, je fus la première, entre moi et ma collègue (ma "super-copine") a prendre les appels étant à mon poste et fonctionnelle avant elle (ma supérieur n'en tient pas rigueur de ce retard car il ne dépasse pas plus de deux minutes en moyenne... sauf qu'elle ne tient pas compte que c'est régulier...). Déjà rien que cela, ça m'agace. Après ça se permet de me faire la réflexion sournoisement sur ma façon de gérer mon temps de communication...
La journée était loin d'être apaisée. En milieu de matinée, ma supérieur s'est fâchée en démontrant qu'elle appliquait ce qu'elle avait demandé la veille : plus aucune tolérance surtout concernant les pauses. Dorénavant, quelle que soit l'opération que nous exerçons, nous pouvons plus partir avec un collègue de notre équipe pour prendre notre pause, c'est chacune notre tour. Personnellement, je n'y vois aucun inconvénient, cela ne me dérange nullement. Les filles ne le prennent pas de la même manière. Elles sont vexées de ne pas pouvoir prendre de pose librement, quand elles veulent... avec leurs compères... Oh ! Et elles ne se considèrent pas comme des gamines ?? Cette décision de ma supérieur à réveiller une certaine colère, voir du mépris, qui vaut une ambiance morbide et énormément sous-tension. C'est hallucinant, j'ai jamais vu ça.
J'en ai dit rien. Je reste à ma place professionnelle. Je ferme ma grande gueule. Je me fais toute petite. Le problème c'est que l'ambiance joue sur le moral de l'ensemble de l'équipe. L'énervement, l'agacement sont bien présents régulièrement. Je sais pas combien de temps, je vais pouvoir tenir ainsi, dans ce silence !
Mon avis personnel sur cette décision : même si elle ne m'enchante pas pour autant, j'espère que cela va pouvoir donner un coup dur aux filles en leur faisant prendre conscience qu'elles sont sur un lieu de travail : qu'elles ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent quand elles veulent tout en ayant une certaine liberté, d'avoir le respect de chacune même en manque d'affinité. Ce qui est sûr c'est que nous sommes très loin de cela !!
En rentrant, je n'avais qu'une envie : craquer nerveusement en laissant mes larmes de la pression subit en cette après-mid, se déverser autant que je le pouvais. La raison a repris le dessus et c'est mon rôle de maman qui me fit tenir le cap !
J'ai tenté au mieux de souffler dès mon retour à l'appartement et de faire le vide. L'après tension était bien présente pour autant mais je m'exerçais à ce que mon fils n'en subisse pas les conséquences même s'il me m'était des bâtons dans les roues.
Je suis fatiguée, autant moralement que physiquement. Ce soir, je vais être raisonnable et pense retrouver mon lit le plus tôt possible.

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