samedi 17 juillet 2010

Seule, seule et encore seule

Quand vais-je passer un week-end calme ?
Avant, la fin de semaine était synonyme de repos, de calme, de séreinité, de détente, de spontanéité, de famille...
Dorénavant, ce n'est plus le cas : je ne prends plus plaisir à être en week-end. Pour moi, cela résonne avec stress, déprime, rigueur, organisation, rigidité, contrôle de soi... l'opposé total de ce que je suis.

Mon Maître m'oblige à réduire ma consommation de tabac à la moïtié de ce que je fumais il n'y a pas plus tard que le mois dernier.
Déjà pour une personne qui veut réduire ou arrêter de fumer, évidemment, l'angoisse est présente et les obstacles surviennent également. Pour une personne qui est forcée de le faire, le stress est omniprésent... Il est partout et c'est notre pire ennemi et notre traitre.

Toute contrariété est vécue comme un drame, une catastrophe, la fin du monde... L'égoïsme est de plus bel. On se sent seul au monde.
Une personne qui prend la décision d'arrêter de fumer a toujours de l'aide de son entourage proche : son mari, sa femme, ses enfants, son frère, sa soeur, ses parents... toujours une personne qui est là pour nous soutenir physiquement et moralement : une personne qui nous voit nous détruire mentalement et corporellement mais qui est là pour nous soutenir dans tout les cas voyant notre état.

Moi, c'est tout le contraire : j'ai personne ! Je ne vois pas ma famille (car je dois maintenant prendre rendez-vous pour les voir [...]), mon enfant est trop petit pour m'aider à surmonter ce calvaire.
Je le fais pour une et une seule personne... pour satisfaire sa demande sauf que cette personne est la seule personne qui est absente.
De son absence, cette personne n'est pas là pour me voir me tourmenter, pour me voir me détruire physiquement et moralement. Elle n'est pas là pour m'aider, pour me retenir lorsque ma main s'approche machinalement du paquet de cigarette, n'est pas là pour m'encourager à continuer dans mes efforts que je ne remarque pas forcément, n'est pas là pour me prendre dans ces bras lorsque nerveusement je craque et me rebouster, n'est pas là lorsque j'ai mes moments de faiblesses (et Dieu sait que j'en ai actuellement).
Au lieu de cela, mon Maître prend avec malin plaisir rempli de sadisme à m'enfoncer et me remettre le couteau dans la plaie, à réouvrir la plaie, délicatement, doucement et brutalement à la fois, le tout en public (virtuel, certes mais en public quand même).

J'étais contente et rassurée de savoir que le sadisme de mon Maître était revenu mais en même temps, j'ai une rage qui est montée. Une colère se rajoutait sur celle qui était déjà apparu en cours d'après-midi.
N'ayant personne pour m'aider, comment ne pas craquer ! Comment ne pas être révolter, déçue, dégoutée quand la personne qui exige de vous, quelquechose qu'elle n'a jamais vécu proprement dit, ne vous aide pas et au contraire vous met la tête sous l'eau.

Mon Maître m'a reproché dernièrement ne pas penser assez à son plaisir.
Je dirais plutôt que j'y pense mais je ne le montre pas assez.
De ce fait, mon Maître doit être ravie et content de pouvoir avoir le plaisir de jouer avec mes nerfs, avec mon peu de patience, avoir mon devoir d'obéir... et de me pousser à la faute tout en sachant qu'il en est la cause principale !

Comme si j'avais besoin de cela en ce moment : je ne m'épanouie plus dans ma vie professionnelle, je ne m'épanouie plus dans ma vie familiale, je ne m'épanouie pas de mon statut de soumise (actuellement).... En résumé, le début d'une déprime... mais si cela peut satisfaire mon Maître. Parfait, je continuerais de déprimer puisqu'il y prend goût !!

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