vendredi 16 juillet 2010
Maman soumise
Mon fils est rentré ce jour. Il aurait dû rentrer avant mais le destin en a décider autrement... pas que le destin...
Je suis vraiment heureuse de le retrouver. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti un tel manque pour mon fils. Son absence m'a fait remarqué que j'ai de la chance d'être maman même si ce n'est pas évident tous les jours.
En effet, je suis une maman active, en plus d'être soumise, qui est une difficulté supplémentaire pour remplir mon rôle comme il se devrait.
Le temps passé au travail m'empêche de passer du temps avec mon enfant mais en contrepartie, il me permet de me faire survivre, de tenter de subvenir aux besoins de mon fils, de le faire évoluer et lui faire plaisir.
De ce fait, l'éducation est moins intense qu'elle le devrait mais c'est le prix à payer pour survivre de nos jours.
Je ne suis pas une mère parfaite mais me force de faire le meilleur de moi-même malgré mon jeune âge et mon manque d'expérience. La vie m'a donné la chance de donner la vie et j'en suis consciente et lui en suit reconnaissante en faisant de mon mieux pour satisfaire mon fils et lui donner une bonne éducation.
Mon fils est mon sang, ma chair, une partie de moi, de mes gênes... je ne l'oublierai jamais et rien que pour cela, je suis fière et heureuse d'être maman.
En peu de temps, il a grandi et changé. Ce n'est plus mon "petit bébé" (même s'il le restera au fond de mon coeur) mais un petit garçon qui s'épanouit et évolue chaque jour. Je m'en rend moins compte quand je suis souvent avec lui mais quand il part quelques jours dans sa famille paternel, j'en prend conscience dès son arrivée.
Je suis effectivement soumise et j'ai en besoin aussi pour mon bien-être. L'absence de mon fils m'a permis de voir également que j'ai besoin aussi de combler dans mon rôle de maman. C'est ce rôle qui m'a permise d'être autonome et être celle que je suis aujourd'hui, soumise ou pas.
J'ai pris conscience que l'un ne va pas sans l'autre : je ne peux être maman sans être soumise à côté et je ne peux être soumise sans être maman à ses dépens. Ce sont deux complémentaires me concernant.
Il est vrai que j'ai peur de la suite des évènements.
Je crainds la réaction de mon fils par rapport à mon statut et mon nouveau mode de vie. Il en a déjà pris conscience, c'est certain mais ne peut l'exprimer comme il le voudrait du fait de son jeune âge.
Dans l'éducation d'un enfant, nous pouvons échapper aux moeurs, aux codes, imposés par le fait d'appartenir à une catégorie sociale. J'ai peur que mon fils se fasse rejeter par ses amis, plus tard, quand ils se rendront compte que notre mode de vie est très différent par rapport à une vie de famille au commun des mortels.
J'ai connu être rejeter (une bonne partie de mon enfance) par l'extérieur car je refusais, malgré moi de correspondre à des critères d'appartenance et ma vie familiale et sociale ne m'ont pas aider pour autant. En partie pour ces raisons, j'ai peur que mon fils se fasse rejeter, subisse de la moquerie par exemple, et en souffre par ma faute.
Mon Maître veut me faire comprendre que mon fils sera et serait heureux uniquement si je le suis de mon côté. C'est en partie vrai.
En revanche, il n'y a pas que son bien-être familial qui joue, son bien-être extérieur aussi participe à son bonheur. S'il se fait rejeter pour la raison des jugements de mon statut et mon mode de vie, comment pourrais-t-il être heureux pleinement ??
C'est ce que je tente d'expliquer à mon Maître mais qu'il refuse de voir.
Ce qui me réconforte et m'effraie à la fois (du fait d'avoir élevé seule mon enfant depuis sa première année) c'est d'avoir l'aide et le soutien de mon Maître à ce propos.
Il me l'a montré dès le début de notre relation, m'a montré son investissement et son intérêt qui m'ont beaucoup touché. Par son antécédent professionnel puis familial et par sa personnalité, mon Maître a de très bonnes valeurs concernant une éducation (quelqu'elle soit) et un très bon feeling avec les enfants qui sont de forts atouts et ce n'est pas donner à tous.
Malgré les difficultés, autant en soumission que dans ma vie privée en général, notammennt dans mon rôle de maman, j'ai beaucoup de chance d'avoir un fils et un Maître tels que j'ai actuellement et personne ne pourra y changer.
Je les aime tant et leur doit tant en même temps... C'est grâce à eux, chacun à leur façon, que je suis l'être humaine, la femme, la soumise, la compagne, la maman, l'amie, la confidente... tout simplement l'Etre que je suis jusqu'à présent.
P.S : je viens de réaliser que j'ai parlé de l'importance de mon fils et de mon Maître - comme le dit souvent mon Maître de "notre famille" (même si j'ai encore du mal à ce terme) et aujourd'hui cela fait vingt et un an que mes parents se sont mariés (même s'ils sont séparés et divorcés à l'heure actuelle)... Vingt et un an : l'ancien âge de la majorité (qui sous entend l'âge de la maturité - l'âge où je me suis séparée avec le père de mon fils) : est-ce un signe ?


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