lundi 5 juillet 2010
Lassitude et perturbation
Journée très banale et un peu décevante.
Professionnellement, je commence à me lasser de ma fonction. Je dois, au moins répéter, soixante fois, la même réponse. A peine, trois secondes d'introduction du client que je sais déjà la question qu'il va me poser et je connais également, la réponse négative ou ou ne répondant pas à ses attentes que je vais devoir lui donner.
Concernant mes supérieures, je sens aussi une tension venue du surplus de travail qu'elles ont. Elles ont été trop habituées à ce qu'une partie de la direction leur mâchent le travail et résultat maintenant, elles sont débordées. Forcément, c'est "nous" qui en subissont les conséquences : l'ambiance est beaucoup moins conviviale ce qui peut peser sur le travail et l'entente de mon équipe.
L'ambiance professionnelle ne m'aide pas à me remonter le moral. Quand j'ai des petites baisses de formes ou de morales ainsi, je compte souvent sur mon lieu de travail pour évacuer la tension personnelle et me concentrer sur mon assiduité et mes performances professionnelles. Que ça soit la réaction ou le comportement, autant de mes collègues, que de ma hiérarchie ou de la clientèle me donne envie d'aller travailler à reculon.... C'est pas bon signe. J'espère juste que c'est un mauvais passage.
Ma seule motivation est, évidemment, la cause pécunière pour survenir aux besoins de mon fils : lui offrir un toit, le nourrir, le vêtir, lui faire plaisir... répondre à une bonne éducation et une hygiène de vie correcte en fonction de nos petits moyens.
A la fin de la journée, je me faisais une joie de pouvoir m'offrir des ustensiles de cuisine, à un prix intéressant mais malheureusement, n'ayant pas pu y aller avant la fin de ma journée professionnelle, quand je suis arrivée au supermarché, je n'ai pas trouvé le produit que je désirais.
En contrepartie, je me suis achetée, qu'une partie de ce que je désirais selon les publicités reçues. J'ai profité de ma semaine de liberté, pour prendre quelques articles qui n'étaient pas d'une grande importance mais dont leur utilité est présente.
La seule chose positive est que j'ai pu parler quelques instants à mon Maître. Même si je n'ai pas grand chose à lui dire car mes journées sont plutôt banales, je suis heureuse de pouvoir prendre des nouvelles.
Je préférais qu'il soit à mes côtés mais je le sens tellement heureux (malgré mon comportement actuel) que cela me rassure.
Je repense aussi parfois, à la dernière demande que mon Maître m'a parlé. J'essaie d'éviter d'y penser pour ne pas me tourmenter mais je n'y arrive pas.
Par rapport à sa demande, je ne vais pas être considérer comme soumise mais comme une chose, un objet sexuel... Cette pensée me fait horreur !
Je sais que mon Maître veut que je me surpasse... mais là, je trouve que le mot "se surpasser" est faible ! J'ai du mal à comprendre comment il peut se contenter et de me surpasser ainsi alors qu'il sait très bien que je vais en souffrir, autant avant, que pendant ou qu'après alors qu'en contrepartie il ne cesse de me dire qu'il veut que mon bonheur et me rendre heureuse...
Cela fait moins de six mois que nous sommes en couple bdsm et sa demande est la même que pour une soumise qui est suivie depuis de longues dates par son Maître ou ayant plus d'expériences dans ce domaine.
Même si mon Maître m'a souligné que j'avais progressé et changé concernant ma soumission, j'oublie pas que je ne suis que novice... !!!
Je n'oublie pas, non plus, qu'il a plus d'expérience que moi dans le domaine bdsm et qu'il sait ce qu'il fait (comme il me le répète souvent) mais je ne peux m'empêcher que là, ça va trop vite.


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