lundi 8 novembre 2010

Mélancolie

 

Toujours les même rituels quotidiens : ça commence à me gaver ! Je déteste cette routine ! Mais bon, pas le choix (de toutes façons, j'ai rarement le choix). 
Je tente de ne pas dramatiser en me disant que la journée va être longue en faisant 8 heures de travail au lieu de 7h habituellement. 

Professionnellement, je fus encore agacée, en voyant le comportement de ma collègue mais je me suis tue (et oui ça arrive). Après que la production soit dense lors des deux premières heures, je me motivée pour aller sur l'opération que personne n'aime et qui me posait problème la semaine dernière concernant le roulement. Comme une bonne petite soumise et comme une employée consciencieuse que je suis, j'ai fait mon travail en tournant concernant les opérations. J'en ai fait même plus que demandé... Contrairement à d'autres qui n'en ont qu'à leur tête (enfin je devrais une). Pas grave, j'ai décidé de me la jouer fine : je continue à noter le roulement de chacune de ma part pour avoir des preuves et quand je ferais remonter en réunion, quand il se devra que même si ma supérieure n'aime pas nous surveiller (comme des gamines, comme elle sait si bien le dire... et n'a pas tort d'un sens) en étant derrière notre dos pour voir si les opérations tournent comme ils se devraient, elle doit le faire quand-même, cela fait partie de sa fonction. 

J'ai enfin eu des nouvelles de mon Maître par mail. Il a enfin bien reçu les miens. J'en suis rassurée. J'aime pas rester dans le vide comme ça, surtout en sachant qu'il n'a pas de nouvelles de ma part. 
Je sais très bien que son métier est beaucoup plus intense que le mien et je ne devrais me plaindre rien que pour cette raison d'ailleurs (mais c'est plus fort que moi : Emilie qui ne se plaint pas ça ne serait pas Emilie). 
Je sais bien que son métier est très prenant en tout point de vue. Je n'en parle pas assez mais c'est vrai qu'il m'arrive d'avoir peur pour sa vie quand je me mets à y penser. 
D'ailleurs, j'y ai pensé un peu plus cette dernière semaine. C'est peut-être une des raisons que j'étais nerveuse malgré moi. 

De plus, je ne suis pas rassurée par les jours qui passent. C'est paradoxal : j'ai hâte que mon Maître rentre mais en même temps j'ai des appréhensions.
Il est évident qu'il me manque en tout point de vue : autant concernant la domination-soumission, que mentalement ou physiquement... 
En même, je ne sais jamais ce que Maître me réserve et il est vrai que ses demandes peuvent parfois me faire peur. Peur ? Je ne sais pas si c'est le terme exact, je ne sais pas définir ce que je ressens pour le traduire. 
Je sais qu'il voudra profiter de ses vacances pour les passer particulièrement en famille. Il ne cesse de me le dire et le faire comprendre mais ce n'est pas pour autant qu'il compte laisser les autres domaines... 
Quoique je puisse faire, que ce soit maintenant ou plus tard, j'espère juste ne pas le décevoir. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire